En raison d’une espérance de vie en nette croissance, la France a opté pour une Sécurité Sociale qui protège de façon solidaire l’ensemble de la population, quelles que soient les caractéristiques d’âge ou de santé des citoyens. Nous avons l’obligation de participer et de côtiser à ce socle commun qui permet d’établir une solidarité entre tous. Toutefois, à titre individuel, nous pouvons nous prémunir contre la hausse des dépenses médicales en choisissant une bonne complémentaire santé qui peut permettre de pallier à ces frais.
En effet, nous constatons que les montants remboursés par la Sécurité Sociale sont en diminution. Déjà dans les années 1960, l’indemnisation des frais optiques et dentaires a été fortement réduite. Le règlement des soins courants est passé progressivement de 80 à 65 %, avec une augmentation du ticket modérateur. Un forfait hospitalier a été instauré et a augmenté progressivement, pour atteindre 16 %. Des médicaments dits « de confort » ont vu leur taux de remboursement réduit ou supprimé. Un forfait, à la charge de l’assuré, a été instauré lors de chaque visite chez le médecin, ainsi qu’une taxe systématique de 0.50 € sur chaque boîte de médicaments.
L’hospitalisation est un poste sensible et, dans ce domaine, la prise en charge Sécurité sociale à 100 % n’existe quasiment pas. En établissement conventionné (hôpital ou clinique), on peut bénéficier d’une garantie « frais réels ». Quelques exemples de frais pris en charge, au moins partiellement: les frais de séjour, les honoraires des chirurgiens, des anesthésistes, les frais de transfusion sanguine, de salle d’opération, la chambre particulière (dans la limite de 150 € par jour), le lit d’accompagnant pour un enfant de moins de 10 ans (maximum 10 jours/an), le forfait hospitalier. Il est à noter qu’un français sur quatre est hospitalisé chaque année.
Par ailleurs, depuis le 2 septembre 2007, la Sécurité Sociale prend en compte les consultations à hauteur de 50 %, au lieu de 70 % jusqu’alors.
Les médecins sont segmentés par Secteur. Secteur 1 : les médecins, généralistes ou spécialistes qui pratiquent les tarifs fixés par la Sécurité Sociale (tarif de convention).
Secteur 2 : ces praticiens peuvent pratiquer des dépassements d’honoraires (il peut s’agir d’une hausse de 25 % à 50 % par rapport au tarif conventionné).
La Sécurité Sociale a conçu le système AMELI qui permet de faire appel à des médecins conventionnés, plutôt qu’aux praticiens qui pratiquent de la « surtaxation ».
![]() |
Le site 50-et-plus.com est déclaré auprès de la CNIL et collecte des informations dans le strict respect de la "Loi informatique et libertés". |